Joë Bousquet

Né à Narbonne en 1897, Joë Bousquet abandonne ses études commerciales en 1916 pour s’engager dans l’infanterie. Il est grièvement blessé près du Chemin des Dames en 1917. L’année suivante, il est atteint par une balle allemande à Vailly-sur-Aisne. La paralysie de ses membres inférieurs est définitive.

Installé dans le logement familial à Carcassonne, il transforme sa chambre en lieu de rencontres et en laboratoire d’écriture où éclosent romans, contes, poèmes et essais. S’y s’ajoutent de longues corres-pondances amoureuses. Il participe largement à la vie littéraire à travers les collaborations à des revues.

En 1939 paraissent deux romans Le Mal d’enfance et Iris et Petite-Fumée. En 1941, paraît un ensemble autobiographique, Traduit du silence, puis en 1945, les poèmes de La Connaissance du soir et le roman Le Médisant par bonté…

Durant la Seconde Guerre mondiale, sa chambre devient un lieu de rendez-vous des organisations secrètes (FFI ou FTP), des écrivains opposants à Vichy, comme Aragon et Éluard, des intellectuels (Simone Weil, Benda…), et des artistes (Ernst, Bellmer…)..

Dans ses dernières années d’existence, son œuvre revêt la forme de fragments à teneur tantôt autobiographique, tantôt spéculative. À partir de 1947, Il entre dans une période de grande souffrance physique. Il meurt en 1950.

Au seuil de l’indicible. Journal de lecture