COLETTE

Gabrielle Colette est née à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne) en 1873. Sa mère, Sidonie Landoy (dite Sido), restée veuve en 1865, a épousé la même année le capitaine Colette qui, blessé au combat et amputé d’une jambe, est devenu percepteur à Saint-Sauveur.

Gabrielle Colette est reçue en 1889 au brevet élémentaire : ses études s’arrêtent là. En 1892, elle se fiance avec Henri Gauthier-Villars, dit Willy.  Grâce à lui, elle est introduite dans la société artistique parisienne, d’Anatole France à Proust et Debussy à Marguerite Moreno.

En 1895, Colette écrit son tout premier texte, Claudine à l’école. Publié en 1900 sous la signature de Willy, il obtient un vif succès. Elle écrit plusieurs suites qu’il continue de signer seul. En 1905, le couple se disloque : Colette vit avec Mathilde de Morny, dite Missy. Ne touchant aucuns droits sur les Claudine, Colette commence à joue au théâtre.

En 1907, elle fait paraître au Mercure de France un premier livre sous le nom Colette Willy, La Retraite sentimentale. En 1910, elle commence à collaborer au journal Le Matin, que dirige  Henry de Jouvenel. Elle l’épouse en 1912. Sa mère Sido meurt la même année.

En 1932, elle ouvre un institut de beauté. En 1935, elle épouse Maurice Goudeket. Le couple s’installe en 1939 au 9, rue de Beaujolais. Elle meurt en 1954. L’église lui refuse une cérémonie religieuse. Des obsèques nationales sont célébrées dans la cour d’honneur du Palais-Royal.