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Adrien FINCK

Adrien Finck est né en 1930 d’une famille de paysans, à Hagenbach, dans le Sundgau (Haut-Rhin). En 1973, il consacre sa thèse de doctorat à Georg Trakl. Professeur de germanistique à l’université de Strasbourg, il travaille en particulier sur la poésie moderne et contemporaine (Hölderlin, Rilke, Kunze…).

Parallèlement, il mène un travail de pionnier au service de la littérature alsacienne, et notamment l’œuvre de René Schickele (1883-1940) auquel il consacre plusieurs livres. Proche de Claude Vigée, il le traduit en allemand et lui consacre un livre.

 Fervent Européen, il s’engage pour la défense de l’alsacien et de l’allemand en Alsace, aux côtés de ses amis André Weckmann et Conrad Winter. Avec Auguste Wackenheim, il fonde en 1983 la Revue alsacienne de littérature, dont il reprend la direction de 1997 à 2007. Pour rendre compte de la culture alsacienne, il élabore le concept de « triphonie » (français, allemand, alsacien).

En tant qu’écrivain, il écrit lui-même dans ces trois langues.  En 1985, son grand roman Der Sprachlose est écrit en allemand. Parmi ses livres de poésie, largement écrits en alsacien, on citera Mülmusik (1980)   ou Brenngeischt (2001). Distingué par de prestigieux prix littéraires comme le Oberrheinischer Kulturpreis (1983) ou le Johann-Peter-Hebel-Preis (1992), il est élu en 1993 à la Deutsche Akademie für Sprache und Dichtung.

Adrien Finck meurt en 2008 à Strasbourg. Il repose au cimetière d’Hagenbach.

L’Homme sans langue, suivi de Résistance par la langue

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