Louis LAVELLE

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(1883 – 1951)

Peu connu du grand public, Louis Lavelle est pourtant l’un des grands philosophes français du XXe siècle, et sans doute un de ceux qui, aujourd’hui, a le plus à nous dire.

Aucun philosophe de ce siècle n’a su montrer comme lui ce qu’est une spiritualité proprement philosophique, autrement dit une réflexion rationnelle qui élève l’âme et la met en face de la beauté et de la bonté supérieures. Il ne s’agit pas d’une spiritualité religieuse, comme celle des saints ; le seul prédécesseur de Lavelle serait Malebranche (1638-1715), envers qui Lavelle a reconnu sa dette.

Jean Guitton et le grand philosophe italien Leonardo Sciacca ont raconté que, pour rencontrer Lavelle, ils durent aller le voir dans un couvent près d’Avignon où il faisait retraite. Là, le philosophe réfléchissait dans le silence et dans la solitude. La pensée silencieuse de Lavelle, à certains égards très proche du taoïsme ou du bouddhisme, a aujourd’hui beaucoup à nous donner.

Louis Lavelle est né le 15 juillet 1883 à Saint-Martin de Villeréal (Lot-et-Garonne). Son père est instituteur, sa mère agricultrice. Boursier de la faculté de Lyon, il s’enthousiasme pour la pensée de Nietzsche. Il assiste aux cours de Brunschvicg et de Bergson.

En 1909, il obtient l’agrégation. Réformé, il souhaite cependant pouvoir monter au front. Envoyé sur la Somme en 1915, puis à Verdun en 1916, il est fait prisonnier et rédige au camp de Giessen ce qui sera sa thèse de doctorat : La dialectique du monde sensible.

Après avoir été professeur dans un lycée de Strasbourg, Louis Lavelle enseigne à Paris de 1924 à 1940. Il tient la chronique de philosophie du journal Le Temps et co-dirige chez Aubier la collection Philosophie de l’esprit.

Il publie alors ses premiers grands livres : De l’être (1928), La conscience de soi (1933), La présence totale (1934), De l’acte (1937), L’erreur de Narcisse (1939).

De nombreux ouvrages paraîtront après guerre tandis que se multiplieront les conférences à l’étranger. L’année même de sa mort, en 1951, sont publiés trois de ses principaux ouvrages : De l’âme humaine, Le traité des valeurs et Quatre saints.

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

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