Sous la neige

précédé de Les Metteurs en scène et Le Bilan

Edith Wharton est une des plus grandes figures de la littérature américaine. Autrice de 47 romans, nouvelles et essais, elle a été la première femme à recevoir le prix Pulitzer pour L’Âge de l’innocence (Le temps de l’innocence) adapté au cinéma par Martin Scorsese en 1993.

On ignore pourtant le plus souvent qu’elle est la plus française des écrivains d’outre-atlantique et qu’elle a écrit plusieurs de ses œuvres, et non des moindres, en français. C’est la première fois que sont réunis l’ensemble des textes français d’Edith Wharton. Ils sont présentés par l’un des meilleurs connaisseurs français de l’œuvre de la grande écrivaine américaine, Jean Pavans.

Le français, Edith Wharton l’a parlé dès l’âge de quatre ans. Elle n’a cessé de le pratiquer dans sa jeunesse au cours de ses fréquents séjours en France et surtout à travers ses innombrables lectures.

En 1907 Wharton décide de s’installer en France : elle y restera durant toute la seconde moitié de sa vie, celle où elle écrira tous ses grands livres. Elle ne retournera qu’une seule fois aux États-Unis avant sa mort en 1937. Elle repose aujourd’hui au cimetière protestant de Versailles.

Lorsque éclate la Première Guerre mondiale, Wharton participe à l’effort de guerre avec un extraordinaire dévouement. Elle sera parmi les rares étrangers à se rendre dans les tranchées. Après la guerre, elle vit au gré des saisons dans sa fastueuse villa de Hyères et au Pavillon Colombe à Saint-Brice-la-Forêt (Val-d’Oise).

Faut-il s’étonner dans ces conditions que la plus française des grands écrivains américains ait écrit en français ?  Ethan Frome,  l’un de ses chefs-d’œuvre, c’est en français qu’elle en a écrit l’ébauche et, un an après la publication en revue à New York, elle en livrera elle-même la version française sous le titre Sous la neige (1912), d’une impressionnante puissance littéraire.

De même, c’est en français qu’elle a écrit la nouvelle Les Metteurs en scène (1908) à laquelle elle n’a pas donné de version anglaise. Sa nouvelle The Letters/Le Bilan a paru en revue simultanément (1910) dans les deux langues à Paris et aux États-Unis.