Ilarie VORONCA

Connu sous le nom d’Ilarie Voronca, Eduard Marcus est né en 1903 dans une famille juive roumaine à Brăila, sur les bords du Danube.

Après une enfance triste et solitaire en Moldavie, il suit des études de droit à Bucarest. Passionné de littérature, il rencontre le grand critique littéraire Eugen Lovinescu. Il devient une figure centrale de l’avant-garde roumaine.

En 1933, Voronca et son épouse Colomba, menacés par la montée de l’antisémitisme, s’installent à Paris où ils sont en contact avec Brancusi, Ionesco, Fondane, Ghérasim Luca et Tzara. Malgré son doctorat, il doit se résoudre à travailler pour des compagnies d’assurance.

Écrivant uniquement en français, il publie dans les principales revues et fait paraître plusieurs livres de poésie. Voronca et son épouse obtiennent en 1938 la nationalité française. Ils se séparent la même année.

Voronca est mobilisé en 1940 puis renvoyé dans ses foyers. Quand l’armée allemande entre dans Paris en juin 1940, il part pour la zone libre : d’abord Marseille, puis Moyrazès, dans l’Aveyron. Il y rejoint la Résistance.

Il commence à écrire des textes en prose comme Lord Duveen ou L’invisible à la portée de tous (1941), La Confession d’une âme fausse (1942) ou La Clé des réalités (1944). Après la Libération, il regagne la capitale.

Deux romans paraissent l’année suivante : Henrika et Souvenirs de la planète Terre.

Il se donne la mort le 4 avril 1946. Il repose au cimetière de Pantin.

Souvenirs de la planète Terre