Deux Histoires vénitiennes

Cet ouvrage est le troisième de la nouvelle collection de fiction des éditions Arfuyen, Le Rouge & le Noir. Après des traductions de deux romancières anglaise et japonaise, le romancier par excellence, Balzac, nous invite à découvrir Venise avec lui. Peu de grands écrivains ont écrit des romans qui se passent vraiment à Venise : Henry James, Thomas Mann, Camillo Boito, Hemingway, D’Annunzio. Balzac est de ceux-là.

Deux Histoires vénitiennes : étonnamment, c’est la première fois que sont réunies deux nouvelles de Balzac qui témoignent de l’enthousiasme de Balzac pour Venise et qui ont toutes deux pour personnage principal un « prince de Varèse ».

Dans Facino Cane, il s’agit du vieux Marco Facino Cane, qui pour l’amour de Bianca Vendramin, qu’il a connue en 1760, a été obligé de fuir Venise et s’est retrouvé aveugle et ruiné à Paris. Dans Massimila Doni, il s’agit du jeune patricien Emilio Memmi, amant de la fascinante Massimilla Doni et propriétaire d’un palais « qui passe pour un des plus beaux ornements du Canal Grande ».

Fortement liées, ces deux histoires vénitiennes aux  descriptions somptueuses et aux péripéties rocambolesques ont été achevées par Balzac à quelques années de distance : Facino Cane a paru en 1837 ; Massimilla Doni n’a été publié en son ensemble  qu’en 1839. Elles appartiennent en outre à des ensembles différents : le premier, aux Études de mœurs et, le second, aux Études philosophiques.

Par chance, il existe un remarquable témoignage sur la relation entre Balzac et la cité des doges : c’est le Balzac à Venise d’Henry Prior, paru dans La Revue de France (1er décembre 1927), véritable mine d’informations sérieuses et pittoresques. Il est ici réédité pour la première fois en volume.

Grâce à ce texte on entre un peu dans l’atelier du créateur : on perçoit en le lisant comment Balzac métamorphose un lieu qu’il a visité et aimé pour le faire entrer dans son univers romanesque .

Coll. Le Rouge & le Noir  —  2024  —  192 p  — ISBN 978-2-845-90372-2  —  16 €