
Traduit du japonais et présenté par René de Ceccatty
L’écriture d’Hayashi est frappante de vivacité et de simplicité. Extrêmement directe et simple, mais toujours d’une touchante gravité, elle est reconnaissable entre toutes par ce profond esprit de compassion qui la rend universelle.
Marquée par une enfance misérable et par les problèmes sociaux et politiques de son pays, cette romancière qui fut grande voyageuse en Sibérie et en Europe mais aussi reporter de guerre en Indonésie, décrit de manière poignante, à travers le destin d’un animal ou le regard d’un enfant, la lutte de ses compatriotes, et en particulier, des femmes, pour leur dignité.
« Fumiko Hayashi, écrit René de Ceccatty, a pris une importance capitale dans l’histoire de la littérature du xxe siècle, au même titre que ses collègues hommes, Natsumé Sôseki, Mori Ôgai, Nagai Kafû et Osamu Dazai dont elle partage le pessimisme désabusé et une exceptionnelle sensibilité poétique dans son observation de la vie quotidienne et sa description des paysages urbains ou campagnards. »
Championne de la cause des plus démunis et pionnière de la littérature féminine, Fumiko Hayashi fait aujourd’hui l’objet au Japon d’un véritable culte. Plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma, de son vivant et après sa mort, notamment par Mikio Narusé, ce qui n’a fait qu’augmenter la très grande notoriété. Plusieurs de ses textes ont déjà été traduits en français chez Gallimard, Picquier, Vendémiaire et Canoë.
Après La Flûte de la grue, paru chez Arfuyen en mai 2024, le nouvel ensemble de textes ici présenté par René de Ceccatty, l’un des meilleurs connaisseurs français de la littérature japonaise, comprend, à côté de contes d’inspiration plus ou moins fantastique, plusieurs nouvelles et récits autobiographiques comme l’admirable « Une femme célèbre » qui donne son titre au recueil.
Coll. Le Rouge & le Noir — 2025 — 192 p — ISBN 978-2-845-90391-3 — 17 €