Gérard PFISTER

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Gérard Pfister est né à Paris le 7 avril 1951 d’une famille établie à Colmar, du côté paternel, de longue date. Du côté maternel, les activités familiales, sont tournées vers la taille et le négoce des pierres précieuses, en étroite relation avec le milieu diamantaire néerlandais. C’est ainsi qu’il se trouve en proche parenté avec les rares survivants de la famille d’Etty Hillesum.

Après des études de sciences politiques, de droit et de lettres, il a exercé des activités professionnelles très diverses dans le secteur industriel et dans le domaine financier.

Il soutient en 1975 une thèse de doctorat sur le poète dadaïste Pierre de Massot dont il publiera en 1992 l’essentiel de l’œuvre poétique sous le titre Le déserteur. Au travers des figures du Strasbourgeois Jean Hans Arp, du Roumain Tristan Tzara et du Cubain Francis Picabia, Dada, dans sa radicalité et sa créativité, demeurera tout au long de son travail d’écriture, de traduction et d’édition, un point de repère essentiel et constant.

Du nom d’une montagne où il possédait alors une minuscule maison de berger, à Malaucène, face au Mont Ventoux, il crée en 1975 avec quelques amis les Éditions Arfuyen dont il assurera sans interruption la direction littéraire. La même année paraît son premier texte, Faux, dans le numéro 2 de la revue Arfuyen.

Nombreux voyages en Italie, au cours desquels il rencontre Alfonso Gatto, Leonardo Sinisgalli, Clotilde Marghieri, mais surtout Margherita Guidacci de qui il demeurera très proche. Nombreux voyages également en Turquie, vers laquelle il se trouve tourné par des liens familiaux. Premières traductions de l’italien et du turc en 1979.

En 1990, il propose à deux amis éditeurs, François Xavier Jaujard (Granit) et Michel Camus (Lettres vives), au poète et marchand d’art Marwan Hoss et à Valérie Catherine Richez de créer une nouvelle revue, L’Autre, qui publiera cinq numéros.

Avec le soutien de Claude Vigée, Jean-Claude Walter et Jacques Goorma, il a été à l’origine de la création du Prix de Littérature Nathan Katz et du Prix du Patrimoine Nathan Katz (2004), puis du Prix Européen de Littérature (2005) placé sous le haut patronage du Secrétaire général du Conseil de l’Europe et le parrainage de la Ville de Strasbourg.

Nombre de ses livres  ont paru aux Éditions Lettres vives : Sur un chemin sans bord  (1987), Arche du souffle (1989), Celui qui se tait (1991), Lumière secrète (1995), Le tout proche (2002).

Il a publié en 2013 un roman Le Livre des sources (éd. Pierre-Guillaume de Roux) où se trouvent évoquées les origines et les métamorphoses d’une utopie exemplaire, celle de la Communauté des Hautes-Terres.

Il a réalisé de nombreuses traductions de l’allemand (en particulier de Maître Eckhart,  des mystiques rhénans et de Rainer Maria Rilke), de l’italien, de l’anglais et du turc. En collaboration avec d’autres traducteurs, il a également traduit des textes d’autres langues, telles que l’arabe, le japonais et le chinois.

Il est également l’auteur de deux essais  : Marcel Weinum et la Main Noire (2007) et « La poésie, c’est autre chose » – mille et une définitions de la poésie (2008).

Il partage son temps entre Paris, Strasbourg et les Hautes-Vosges alsaciennes.

♦♦♦   Lire les articles de Nelly Carnet, Jean-Pierre Jossua et Jean Mambrino

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

Les chiens battus

Aventures

Y (deux volumes)

D’une obscure présence

Naissance de l’invisible

Blasons du corps limpide de l’instant

La transparence

Le pays derrière les yeux

Le grand silence

Le temps ouvre les yeux

Présent absolu

Ce que dit le Centaure

Ce qui n’a pas de nom

« La poésie, c’est autre chose » – 1001 définitions de la poésie (essai)

Marcel Weinum et la Main Noire (essai)