
(1772-1810)
Rabbi Nahman est né à Medjybij, à l’ouest de l’Ukraine, en 1772. Il était l’arrière-petit-fils du Baal Chem Tov (1700-1760), fondateur du hassidisme dans cette même ville. Marié à 13 ans, il eut 7 enfants. À 18 ans, il y devint le rabbin d’une petite communauté de Hassidim.
En 1798-1799, il fit un voyage en terre d’Israël. C’est grâce à ce voyage, disait-il, qu’il reçut la force de remplir son rôle de Juste. À son retour, il rendit visite à R. Arié Leib, disciple du Baal Chem Tov, qui lui interdit de s’installer à Medjybij et devint son pire ennemi. La mémoire restait vive des méfaits provoqués par les prédications des faux messies Sabbataï Tsevi (1626-1676), puis Jacob Franck (1726-1791), le premier finissant par se convertir à l’islam et le second au christianisme.
Il s’établi donc à Bratzlav, un peu à l’est de sa ville natale. Il y fut rejoint par son disciple principal R. Nathan (1780-1844), qui mit par écrit ses enseignements. R. Nahman mettait l’accent sur l’étude de la Torah orale (Talmud, Zohar) et sur la solitude dans les champs et les forêts d’Ukraine. Il fut éprouvé par la mort de plusieurs de ses enfants en bas-âge et de sa femme Saskia, atteinte de la tuberculose comme il le sera lui-même.
Durant les quatre dernières années de sa vie, il commença à raconter des histoires qui furent ensuite publiées en yiddich et en hébreu et eurent une grande postérité. Kafka, dit-on, en avait lues certaines.
OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN
Rabbi Nahman de Bratzlav (1772-1810) La nostalgie hassidique








